Montée des marches & Festival de Cannes – Bilan du 16 Mai 2014


Troisième jour du Festival de Cannes. On ouvre la compétition du jour avec le Film Captives de Atom Egoyan.

Captives - Atom Egoyan - Festival de Cannes

8 ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu’elle est toujours vivante. La police, ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d’élucider le mystère de sa disparition.

Un véritable thriller écrit sous la forme d’un puzzle. Les acteurs sont convaincants et Ryan Reynolds livre l’un des plus beaux rôles de sa carrière. La mise en scène est sympathique, pas extraordinaire mais tout à fait plaisante. On peut reprocher au film un certain manque de profondeur qui en ferait un très bon polar du dimanche soir mais pas un film en compétition à Cannes. Pour autant l’approche est intéressante et la subtilité du film se dégage d’un magnifique puzzle de faux semblants.

C’est autour de La Chambre Bleue de Mathieu Amalric de se dévoiler pour Un Certain Regard.

Mathieu Amalric - La Chambre Bleue - Un Certain Regard

Dis- moi Julien, si je devenais libre,  tu te rendrais libre aussi ?
– Tu dis ?…
Un homme et une femme s’aiment en secret dans une chambre, se désirent, se veulent, se mordent même. Puis s’échangent quelques mots anodins après l’amour.
Du moins l’homme semble le croire.
Car aujourd’hui arrêté, face aux questions des gendarmes et du juge d’instruction, Julien cherche les mots.
« La vie est différente quand on la vit et quand on l’épluche après-coup. »
Que s’est-il passé, de quel crime est-il accusé ?…

Que dire de ce film à part que c’est le meilleur à ce jour de Mathieu Amalric. Peut être trop court mais efficace. Pour une fois que l’adaptation filmographique d’une oeuvre littéraire est une flagrante réussite, on ne peut qu’en féliciter l’équipe du film et l’interprétation des acteurs. Le film possède une élégance fascinante, tel un David Lynch qui vous entraine dans son univers. Bref, il faut le découvrir en salles obscures et dès maintenant. Un beau coup de coeur.

Toujours dans la catégorie Un Certain Regard, c’est l’Amour Fou de Jessica Hausner qui poursuit la sélection Cannoise.

Amour Fou - Jessica Hausner - Un Certain Regard

Berlin, à l’époque romantique. Le jeune poète tragique Heinrich souhaite dépasser le côté inéluctable de la mort grâce à l’amour: il tente de convaincre sa cousine Marie, qui lui est proche, de contrer le destin en déterminant ensemble leur suicide, mais Marie, malgré son insistance, reste sceptique. Heinrich est déprimé par le manque de sensibilité de sa cousine, alors qu’Henriette, une jeune épouse qu’Heinrich avait également approchée, semble soudainement tentée par la proposition lorsqu’elle apprend qu’elle est atteinte d’une maladie incurable. Une «comédie romantique» librement inspirée du suicide du poète Heinrich von Kleist, 1811.

Si l’image est magnifique, la lenteur soporifique du film nous plonge bien loin du charme que celui offre. On somnole, on baille et pourtant l’histoire aurait pu être mieux révélée. Arrêtons cruauté, Jessica Hausner nous présente quand même son meilleur film jamais réalisé. On se rappelle malheureusement de Lourdes, mais ici, c’est quand même mieux. Même si l’histoire est naïve ou légère, il y a une certaine ambition dans la presque non direction des acteurs qui nous ferait penser à un téléfilm de l’après midi, bon à diffuser sur M6 pour la ménagère. On a pas trop accroché mais si cela se trouve, nous n’en sommes pas la cible.

Retour sur la compétition officielle de ce 67ème Festival de Cannes avec Winter Sleep de Nuri Bilge Ceylan.

Winter Sleep - Nuri Bilge Ceylan - Festival de Cannes

Aydin, comédien à la retraite, tient un petit hôtel en Anatolie centrale avec sa jeune épouse Nihal, dont il s’est éloigné sentimentalement, et sa sœur Necla qui souffre encore de son récent divorce. En hiver, à mesure que la neige recouvre la steppe, l’hôtel devient leur refuge mais aussi le théâtre de leurs déchirements…

Une image sublimée sur des paysages arides. Aride, c’est également ce que le film est. On aime ou on n’aime pas mais après plus de 3h de Film, c’est l’envie de dormir qui prédomine. Cette unique projection du film aura été celle de tous les défis. Arriver à l’heure dans l’une des salles les plus confidentielles pour découvrir le film le plus long de cette édition en compétition. Dévasté, c’est un peu l’état dans lequel on ressort après la projection. Cela dit, ce doit être l’effet de la fatigue car le Film est tout de même grand, c’est juste son manque de légèreté qui nous plombe en ce troisième jour de festival; L’interprétation est belle, le sujet est bien traité mais on ressent ce film comme moins abouti que Il était une fois en Anatolie.

Et vous qui l’avez vu, vous en pensez quoi ?

La légèreté avant tout, la montée des marches de ce 16 Mai se dévoile ainsi que la projection de Dragon 2 pour de la bonne humeur.

FESTIVAL DE CANNES

www.festival-cannes.com

Aurélien Duffo

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