Ce que vous avez raté à Cannes le Lundi 19 Mai 2014


Depuis dimanche, les cris des fans se font ressentir sur la Croisette. Robert Pattinson avait débarqué, tout comme ses fans venues des quatre coins de la région, voire du monde pour avoir peut être la chance de le voir passer. D’autres, comme nous, étaient présents pour découvrir le film en compétition pour la Palme d’Or : Foxcatcher de Bennett Miller.

FOXCATCHER - Bennett MILLER  - Festival de Cannes

 

Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
Flatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entretemps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter. Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir…

Ce qu’on pourra dire de cette 67ème édition du Festival de Cannes, ce sera qu’elle fut marquée par un bon nombre de Biopic et de Films inspirés de faits réels. Le film présente les coulisses d’un sport plutôt méconnu en France et nous offre une visibilité maximale sur une relation aussi toxique qu’ambiguë. Les acteurs sont crédibles mais un certain Steve Carell tire sérieusement son épingle du jeu. Loin de son rôle comique dans The Office et peut être palme du meilleur acteur ? Réponse à la clôture du Festival.

Direction Un Certain Regard avec le film de July Jung : A Girl At My Door / Dohee-Ya.

July Jung : A Girl At My Door / Dohee-Ya - Un Certain Regard

Suite à un incident, Young-nam, jeune policière de Séoul, est transférée dans un petit village côtier. Dès son arrivée, elle croise Dohee, une adolescente dont l’allure renfermée l’intrigue. Dans ce nouvel environnement, Young-nam fait la connaissance du beau-père de Dohee, un homme violent et alcoolique exploitant des travailleurs immigrés. Pour protéger Dohee des mauvais traitements de son beau-père, Young-nam l’héberge chez elle. La jeune femme découvre alors les différentes facettes de la personnalité de Dohee…

Suite à un Poetry de toute beauté présenté en 2010, Juli Jung présente un film où la recherche de la vérité prédomine. A Gril At My Door est puissant. Il n’hésite pas à livrer un tableau violent mais reflétant à merveille la réalité. De la subtilité autour d’un casting de choix, la Star de Cloud Atlas, Doona Bae y est sûrement pour quelque chose. La bonne nouvelle pour le public français, le film a trouvé un distributeur ce qui vous permettra de le découvrir en salles obscures !

Retour à la compétition officielle avec l’un des films les plus attendus : Maps to the stars de David Cronenberg.

 Maps to the stars de David Cronenberg  - Festival de Cannes

À Hollywood, la ville des rêves, se télescopent les étoiles : Benjie, 13 ans et déjà star; son père, Sanford Weiss, auteur à succès et coach des célébrités; sa cliente, la belle Havana Segrand, qu’il aide à se réaliser en tant que femme et actrice.
La capitale du Cinéma promet aussi le bonheur sur pellicule et papier glacé à ceux qui tentent de rejoindre les étoiles: Agatha, une jeune fille devenue, à peine débarquée, l’assistante d’Havana et le séduisant chauffeur de limousine avec lequel elle se lie, Jerome Fontana, qui aspire à la célébrité.
Mais alors, pourquoi dit-on qu’Hollywood est la ville des vices et des névroses, des incestes et des jalousies ? La ville des rêves fait revivre les fantômes et promet surtout le déchainement des pulsions et l’odeur du sang.

Un Hollywood gangréné, pourri jusqu’à la moelle. Voila ce que présente le nouveau film de David Cronenberg. Maps to the Stars est acide, voir aigre, il nous montre les coulisses toutes sauf saines du cinéma hollywoodien dans un film jubilatoire où le sang n’est jamais très loin.

Et si le monstre était Hollywood ? Voilà ce qu’on en retient! Et vous ?

On continue avec Un Certain Regard et le film Xenia de Panos H. Koutras.

Xenia de Panos H. Koutras - Un Certain Regard

A la mort de leur mère, Dany et son frère Odysseas, 16 et 18 ans, prennent la route d’Athènes à Thessalonique pour retrouver leur père, un Grec qu’ils n’ont jamais connu. Albanais par leur mère, ils sont étrangers dans leur propre pays et veulent que ce père les reconnaisse pour obtenir la nationalité grecque. Dany et Ody se sont aussi promis de participer à un populaire concours de chant qui pourrait rendre leur vie meilleure.
Ce voyage mettra à l’épreuve la force de leurs liens, leur part d’enfance et leur amour des chansons italiennes

Le film fonctionne grâce à son duo d’acteur. Le scénario aurait des airs d’Almodovar, des fois se perd mais révèle de belles surprises. À l’image de la Grèce post-crise, ce film est une belle envolée en terre grec au rythme de la musique italienne.

 Toujours Un Certain Regard : Bird People de Pascale Ferran.

Bird People - Pascale Ferran - Un Certain Regard

En transit dans un hôtel international près de Roissy, un ingénieur en informatique américain, soumis à de très lourdes pressions professionnelles et affectives, décide de changer radicalement le cours de sa vie. Quelques heures plus tard, une jeune femme de chambre de l’hôtel, qui vit dans un entre-deux provisoire, voit son existence basculer à la suite d’un événement surnaturel.

Un film artisanal si l’on écoute Pascale Ferran, nous ce qu’on en retient, c’est la finesse du film qui dégage une certaine poésie sur l’accélération du temps et de nos modes de vie jusqu’à la rupture. Tout juste brillant ! Une grande mention aux plans concernant les moineaux quand on sait comment ils ont été réalisés.

 

Que serait Cannes sans ses montées des marches ? En direct du Lundi 19 Mai.

FESTIVAL DE CANNES

www.festival-cannes.com

 

Aurélien Duffo

 

 

 

 

 

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